
Filament flexible pour imprimante 3D : guide complet en 2026
- lv3dblog1
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Résumé : Le filament flexible (TPU, TPC, TPA) produit des pièces souples et élastiques ; le marché mondial des filaments 3D atteint 2,88 milliards de dollars en 2026.
En 2026, le marché mondial des filaments d'impression 3D est évalué à 2,88 milliards de dollars selon Fortune Business Insights, avec un taux de croissance annuel de 12,81 % jusqu'en 2034. Dans ce contexte, le filament flexible pour imprimante 3D occupe une place de plus en plus stratégique. Il répond à des besoins que le PLA ou le PETG ne couvrent pas : joints d'étanchéité, coques antichocs, semelles sur mesure. Si vous cherchez à acheter du filament 3D flexible Sakata 3D, vous faites un choix judicieux pour aborder ce segment en pleine expansion.
Contrairement aux filaments rigides, le filament flexible se déforme, s'étire et reprend sa forme originelle. Ce comportement, proche du caoutchouc ou du silicone, ouvre des perspectives considérables dans l'automobile, le médical, la robotique et la création. Encore faut-il comprendre les différences entre les familles de matériaux, maîtriser les réglages d'impression et choisir la bonne dureté Shore. C'est précisément ce que cet article vous propose d'explorer.
Qu'est-ce qu'un filament flexible et pourquoi l'utiliser ?
Un filament flexible est un consommable pour imprimante 3D FDM capable de produire des pièces souples et élastiques. Sa caractéristique fondamentale est l'élasticité : la pièce imprimée peut être étirée, compressée ou tordue, puis retrouver sa forme initiale. Le résultat rappelle le toucher et le comportement du caoutchouc.
Tous les filaments souples appartiennent à la famille des élastomères thermoplastiques (TPE), un terme générique qui regroupe plusieurs sous-familles chimiques. Leur point commun : une souplesse mesurée par la dureté Shore, une échelle normalisée qui quantifie la résistance à l'enfoncement d'un matériau. Plus la valeur Shore est basse, plus le matériau est souple.
Pourquoi choisir ce type de filament ? Parce qu'aucun plastique rigide ne peut absorber les chocs, amortir les vibrations ou épouser des formes complexes comme le fait un élastomère. Les filaments flexibles répondent à des besoins que le PLA ou le PETG ne peuvent satisfaire, comme la fabrication de joints, de coques antichocs ou de semelles sur mesure.
TPU, TPC, TPA : comprendre les différentes familles
Le marché des filaments flexibles ne se limite pas à un seul matériau. Trois grandes familles se distinguent par leur composition chimique, leurs propriétés et leurs conditions d'impression.
Le TPU (polyuréthane thermoplastique)
Le TPU est le filament flexible le plus répandu. Il offre une excellente résistance à l'abrasion, aux solvants et aux températures élevées (au-delà de 130 °C). Sa gamme de duretés Shore est la plus large :
95A à 98A : semi-flexible, compromis entre facilité d'impression et souplesse modérée.
82A à 85A : flexible standard, pièces souples tout en restant accessible à imprimer.
70A : très souple, nécessite une machine adaptée et de l'expérience.
60A : ultra souple, élongation à la rupture pouvant atteindre 1 400 %, très technique à imprimer.
Le marché est actuellement dominé par le TPU de dureté Shore 95A en raison de sa facilité d'impression par rapport aux variantes plus souples. Si vous débutez, c'est le point de départ recommandé.
Le TPC (copolyester thermoplastique)
Le TPC se rapproche du caoutchouc par son toucher. Il présente une résistance remarquable aux UV et aux produits chimiques, ainsi qu'une bonne tenue thermique sur le long terme. Contrairement au TPU, le TPC nécessite généralement un plateau chauffant. Son meilleur glissement dans le tube Bowden en fait une option intéressante pour les imprimantes qui ne disposent pas d'un extrudeur direct drive.
Le TPA (polyamide thermoplastique)
Le TPA combine les propriétés du TPE et du nylon flexible. Il est lisse, doux et très durable. Les pièces en TPA supportent des torsions et des pressions répétées, ce qui en fait un matériau adapté aux prototypes fonctionnels et aux composants de technologie portable. La plupart des filaments TPA affichent une dureté Shore autour de 80A.
Pour mieux comprendre les différents types de filament 3D disponibles, vous pouvez aussi consulter notre ressource dédiée.
Matériau | Dureté Shore | Allongement à la rupture | Idéal pour |
TPU | 60A à 98A | 300 à 600 % | Prototypage, joints, coques antichocs |
TPC | 85A à 100A | 350 à 530 % | Pièces résistantes aux UV et produits chimiques |
TPA | 70A à 95A | 350 à 500 % | Prototypes fonctionnels, wearables |
Sakata 3D (flexible) | 93A à 95A | 400 à 500 % | Projets polyvalents, qualité constante |
La dureté Shore : choisir la bonne souplesse
La dureté Shore est le paramètre central de tout projet impliquant un filament souple. Elle détermine non seulement la souplesse finale de la pièce, mais aussi la difficulté d'impression.
Il est essentiel de comprendre que la valeur Shore annoncée sur la bobine correspond au filament brut. Une fois imprimée, la souplesse effective de la pièce dépend de deux variables : l'épaisseur des coques et la densité de remplissage. Moins le remplissage est dense, plus la pièce sera souple. Vous pouvez donc ajuster la souplesse réelle sans changer de bobine.
Pour les applications de grip, de protection contre les chocs ou de résistance à l'usure, un TPU 95A à 98A suffit largement. Pour des pièces nécessitant davantage d'amorti ou de préhension, descendez vers 85A ou 92A. En dessous de 70A, l'impression devient très technique et requiert un équipement spécifique.
En dessous de 60A Shore, la technologie FDM atteint ses limites. Pour des pièces encore plus souples, l'impression 3D résine permet de descendre jusqu'à 39A Shore.
Réglages d'impression : les clés de la réussite
Imprimer un filament flexible n'a rien de comparable avec une impression en PLA. Le matériau se tord, se plie et se tasse, ce qui multiplie les risques de bourrage. Voici les réglages essentiels à maîtriser.
Extrudeur direct drive : un impératif
Le filament flexible se comporte comme une corde molle. Le pousser à travers un long tube Bowden entraîne des flambage et des bourrages fréquents. Un extrudeur direct drive, où le moteur d'entraînement est situé juste au-dessus de la buse, minimise ces problèmes. Si vous possédez une imprimante Bowden, limitez-vous aux duretés 95A et 98A, plus rigides et donc plus tolérantes.
L'utilisation d'un extrudeur à double entraînement est fortement recommandée, quelle que soit la dureté du filament. Il assure une prise uniforme sur le filament et réduit les glissements.
Vitesse d'impression réduite
La vitesse est le paramètre le plus critique. Imprimez entre 15 et 40 mm/s pour commencer. Une vitesse trop élevée provoque des irrégularités, du stringing et des couches mal déposées. Augmentez progressivement après avoir validé vos premiers résultats.
Rétraction et température
Désactivez la rétraction ou limitez-la à 0,5 à 1 mm maximum. Le filament souple supporte mal les mouvements de va-et-vient dans l'extrudeur. Côté température, visez 210 à 240 °C selon le fabricant. Le plateau chauffant, lorsqu'il est utilisé, se règle entre 40 et 60 °C pour favoriser l'adhérence.
Gestion de l'humidité
Le TPU et les autres élastomères thermoplastiques sont très hygroscopiques. Un filament humide provoque du stringing, des bulles et une surface granuleuse. Un passage au déshydrateur pendant 4 à 6 heures à 50 °C avant impression améliore considérablement les résultats. Pour aller plus loin sur ce sujet, consultez notre guide sur comment gérer l'humidité pour conserver son filament 3D.
Applications concrètes : de l'industrie au quotidien
Le filament souple ne se limite pas aux prototypes. Ses propriétés en font un matériau opérationnel dans de nombreux secteurs.
Automobile et industrie
Dans l'automobile, les joints d'étanchéité, tuyaux flexibles et amortisseurs de vibrations sollicitent des matériaux capables de résister aux huiles, aux carburants et aux contraintes mécaniques élevées. Les filaments TPU répondent précisément à ces exigences. En production industrielle, les valves, membranes et courroies imprimées en flexible supportent l'usure quotidienne des équipements.
Médical et orthopédie
La fabrication additive flexible permet de produire des attelles, des orthèses et des prothèses personnalisées, conciliant confort et soutien mécanique. La possibilité d'adapter chaque pièce à la morphologie du patient constitue un avantage décisif par rapport aux méthodes traditionnelles de fabrication. Ce segment est en émergence forte : le marché des dispositifs médicaux personnalisés stimule la demande pour des duretés Shore plus basses (80A à 85A), selon une analyse sectorielle publiée en 2026.
Robotique et automatisation
En robotique, les soufflets et composants articulés imprimés en TPU protègent les pièces mobiles contre la poussière et les contaminants. Les outils de fin de bras (grippers souples) et les actionneurs profitent également de l'élasticité du matériau pour manipuler des objets fragiles sans les endommager.
Éducation et création
Les établissements scolaires, les FabLabs et les créateurs utilisent le filament flexible pour des projets pédagogiques (tampons, engrenages souples) et des applications créatives (étuis de téléphone, coques de protection, semelles). Le milieu éducatif intègre massivement l'impression 3D : plus de 2 000 établissements français étaient équipés en 2025, selon un guide sectoriel de I3DEL.
Innovations récentes dans les filaments flexibles
Le segment des filaments souples ne cesse d'évoluer. Plusieurs innovations marquantes méritent votre attention en 2026.
Le TPU recyclé fait son apparition. Des fabricants proposent désormais des filaments produits à partir de déchets de l'industrie de la chaussure et de rebuts de production internes, avec une dureté Shore de 92A. Cette démarche d'économie circulaire répond aux exigences croissantes de durabilité.
Les filaments biodégradables et biosourcés émergent également. Certains matériaux semi-flexibles sont fabriqués à partir de coquilles d'huître associées à un polymère biodégradable, offrant une dureté Shore de 93A et une dégradation possible en compost.
Le filament PEBA (polyéther bloc amide), développé pour les applications haute performance, se distingue par sa composition à base de nylon 12 élastomère, lui conférant des propriétés uniques en termes de rebond et de légèreté.
Enfin, les filaments TPU haute vitesse (High-Flow) arrivent sur le marché, permettant d'imprimer plus rapidement sans sacrifier la qualité. Cette tendance mature connaît une croissance continue grâce à l'adoption de l'impression haute vitesse.
Un marché en forte croissance : les chiffres clés
Plusieurs cabinets d'analyse suivent l'évolution du marché mondial des filaments 3D, y compris le segment flexible.
Selon Fortune Business Insights, le marché mondial des filaments d'impression 3D était évalué à 2,51 milliards de dollars en 2025, avec une projection à 2,88 milliards en 2026 et 7,55 milliards en 2034, soit un CAGR de 12,81 %.
Mordor Intelligence estime de son côté le marché à 1,28 milliard USD en 2026, contre 1,07 milliard en 2025, avec un CAGR de 19,75 % jusqu'en 2031. Les écarts entre cabinets s'expliquent par des périmètres de marché différents, mais la tendance haussière est unanime.
L'adoption croissante de filaments techniques comme le PETG, le nylon, le TPU et les composites renforcés en fibres de carbone fait augmenter le prix de vente moyen des filaments. Le segment flexible bénéficie directement de cette montée en gamme. En 2026, la bande de prix du TPU 95A reste stable, entre 20 et 30 dollars le kilogramme.
Comment bien choisir votre filament flexible
Face à la diversité de l'offre, deux questions techniques doivent guider votre choix avant même de considérer l'application visée.
Votre imprimante est-elle en direct drive ou en Bowden ? Si vous disposez d'un système Bowden (en 1,75 mm particulièrement), orientez-vous vers les TPU 95A et 98A, ou vers les TPC qui glissent mieux dans le tube. Un extrudeur direct drive vous ouvre l'accès aux matériaux les plus souples, en dessous de 92A.
Votre imprimante dispose-t-elle d'un plateau chauffant ? Les TPU s'impriment généralement sur plateau froid, tandis que les TPC nécessitent souvent un plateau entre 40 et 60 °C. Vérifiez les recommandations du fabricant avant chaque achat.
Au-delà de l'équipement, identifiez la fonction de votre pièce. Un grip ou une protection contre les chocs n'exige pas la même dureté qu'un joint d'étanchéité ou une semelle. Pour un accompagnement dans ce choix, notre article sur pourquoi choisir un filament 3D flexible pour vos projets détaille les critères décisifs.
Conclusion
Le filament flexible pour une imprimante 3D transforme la fabrication additive en rendant possible ce que les plastiques rigides ne permettent pas : souplesse, absorption des chocs, étanchéité et confort. Du TPU 95A accessible aux débutants au TPU 60A réservé aux experts, chaque dureté Shore correspond à un besoin précis. Les réglages (extrudeur direct drive, vitesse réduite, filament sec) conditionnent la réussite de chaque impression. Avec un marché mondial qui dépasse 2,8 milliards de dollars en 2026 et des innovations constantes (matériaux recyclés, PEBA haute performance, TPU haute vitesse), ce segment ne cesse de gagner en pertinence.
Galaxy3D vous accompagne dans cette démarche avec des guides pratiques, des comparatifs détaillés et des conseils adaptés à chaque niveau d'expérience. Pour bien démarrer, consultez notre guide complet pour savoir quel filament choisir pour votre imprimante 3D et obtenez des impressions professionnelles dès vos premiers essais.
Questions fréquentes
Quel filament flexible est le plus facile à imprimer ?
Le TPU 95A représente le meilleur compromis entre souplesse et facilité d'impression. Il est compatible avec la majorité des imprimantes 3D équipées d'un extrudeur direct drive et ne nécessite pas de réglages extrêmes.
Peut-on imprimer du filament flexible avec une imprimante Bowden ?
Oui, à condition de vous limiter aux duretés élevées (95A et 98A) ou d'opter pour un TPC, qui glisse mieux dans le tube. Les filaments très souples (en dessous de 85A) sont déconseillés sur ce type de système. Chez Galaxy3D, nous proposons des guides pour adapter vos réglages à chaque configuration.
Faut-il sécher le filament flexible avant impression ?
Oui, impérativement. Le TPU est très hygroscopique : un filament humide provoque du stringing, des bulles et une surface irrégulière. Un séchage de 4 à 6 heures à 50 °C avant utilisation améliore considérablement la qualité de vos pièces.




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